So aɗa namnɗo, namnɗo gannɗo. So a wuuri, namnɗo. So a namndiima, majjata

L’intronisation de l’Almaami du Fuuta Jalon

L’intronisation de l’Almaami du Fuuta Jaloŋ, d’après Thierno Aliyu Buuɓa Ndiyan/Alfa Ibrahim Sow. Sur la photo, Oumar Bademba, dernier Almaami (Alfaya) du Fuuta Jaloŋ. #Guinee

« Lorsque l’almâmi a été couronné à la mosquée de Fougoumbâ, que le tambour royal a retenti, que tous les anciens ont été appelés, les turbans sont mis dans une calebasse, portés et présentés à tous les anciens. On les montre en disant:

– Voici les turbans. On étend alors une peau de prières sur laquelle l’almâmi s’assied, face à l’Est. Le Grand Collège le couronne en premier lieu du turban de la province de Timbo. Les autres provinces viennent ensuite et se succèdent jusqu’au bout.

On dit alors : « Eh bien, parle, l’almâmi! »

Il parle: – « Je loue Dieu, je remercie Dieu. C’est la part de nos ancêtres que vous me donnez. A mon tour, je redonne à chacun sa part. Que chacun garde son enclos, son parc, sa bergerie.

Image

[Dessin de l’Almaami Ahmadou Dara ,1873-1895]

 

Celui qui pénètrera dans votre enclos, saisissez-le et amonez-le jusqu’à moi afin qu’il soit jugé selon le Livre. Dans la communauté musulmane, que tous soient résignés et patients. Si tous ne peuvent l’être, que les gouvernés, eux le soient ».

En Pulaar, le discours se décline ainsi:

“O maaka : – « Mi yettii Alla, Alla jaaraama. Ko gebal mawbe amen hokku-don mi. Min kadi mi hokkitii mo kala gebal muudum. Mo kala yo aynu ga muudum wano ngaynaako aynirta wuro mum. Mo kala yo jogito galle mum, dinngiraa mum, kula mum. Naatudo galle moodion woo, nanngee mo addon haa e am o nyaawiree Deftere. Mofte Annabiijo fuu yo Se munnyo. Si fuu munnyaaki, laamaabo ben yo be munnyo. »

On dit alors de lui répondre. Tous s’en remettent au doyen du Grand Collège. Alors il dit:

– « Nous venons d’avoir un successeur des almâmis. Nous lui confions la religion. Nous lui confions les pauvres. Nous lui confions les voyageurs. Qu’il ne tolère point qu’un voyageur soit spolié. Nous lui confions les vieilles gens. Qu’il ne tolère point qu’un être soit opprimé. Tout opprimé trouvera en lui un justicié. Qu’il garde la religion divine selon le Livre. Qu’il rende justice à la juste cause.

Le Foûta, sur sa tête, est un fardeau de lait frais. Un fardeau de lait frais est difficile à porter sur la tête. S’il trébuche, le lait se répand.

Nous le chargeons de veiller sur les biens des croyants, sur les parcs et les bergeries. A chaque croyant, est redonné son enclos, son parc, sa bergerie. Celui qui pénêtre dans l’enclos d’un autre, que celui-ci le saisisse et l’amène à l’almâmi afin qu’il soit jugé selon le Livre.

Dans la communauté musulmane, que tous soient justes et et francs. Si tous ne peuvent l’être. que les chefs. eux le soient »

 

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